Les Dynamiques De La Mondialisation Dissertation Writing

Evolution et localisation des espaces industriels en France(merci à Camille Mertens, étudainte de Didier Mendibil)

La France est la 4ème puissance industrielle mondiale après les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne. Si elle se situe aujourd’hui dans les premiers rangs européens dans les domaines technologiques, scientifiques et techniques, l’industrie française a subi de fortes évolutions depuis 1950.  C’est pourquoi nous pouvons nous demander quelles sont les grandes mutations et leurs conséquences sur l’organisation de l’espace industriel en France? Dans un premier temps, nous verrons que les espaces industriels traditionnels  sont en crise, puis nous analyserons les nouveaux facteurs de localisation industriels. Enfin, nous étudierons les dynamiques dessinant une nouvelle géographie de l’industrie française.

A) Des espaces industriels traditionnels en criseL’héritage industriel du 19ème siècle a laissé des marques sur les paysages en France. Jusqu’aux années 1960, l’industrie française repose essentiellement sur des activités traditionnelles comme la sidérurgie, la métallurgie ou le textile. Une industrie lourde s’est développée, utilisatrice d’une importante main d’œuvre et localisée près des ressources énergétiques et minérales comme les bassins miniers du Nord-Pas-de-Calais (charbon), les bassins lorrains (fer), mais aussi là où existe une main d’œuvre abondante : les usines textiles du Nord. Sur le plan spatial, une ligne Le Havre-Marseille sépare une France industrielle dans le Nord et l’Est, et un Ouest sous-industrialisé excepté les estuaires de la Loire et de la Gironde. Depuis trente ans, ces secteurs industriels connaissent un déclin important. La mondialisation de l’économie et la concurrence de pays industrialisés compétitifs ont contribué, en grande partie, à  la désindustrialisation de la France. De 7 millions en 1945, le nombre d’actifs employés dans l’industrie a considérablement baissé pour atteindre 4,1 millions en 2003, une tendance observable dans les régions du Nord et de l’Est comme le montre le document A. L’usine d’acier Arcelor Mittal de Fos-sur-Mer en est un bon exemple. Implantée sur 1650 hectares, dont seulement 650 consacrés à l’activité industrielle, elle ne tourne qu’au tiers de sa capacité et est aujourd’hui menacée de fermeture. Cependant, l’effondrement des activités traditionnelles a conduit à une politique d’aménagement et des mutations structurelles profondes.

 

B) Les nouveaux facteurs de localisation industrielleL’évolution des espaces industriels depuis 1950 passe par une redistribution des activités industrielles sur le territoire pour différentes raisons. D’une part, on observe une décentralisation des pôles industriels. Depuis 1973, l’Etat et les collectivités locales encouragent l’industrialisation de la France rurale de l’Ouest : exonération de taxes, création de plates-formes multimodales, aménagement de zones industrielles, des mesures qui ont notamment profité au secteur automobile. Un autre constat est le glissement de la sidérurgie vers les littoraux et la création de grands complexes portuaires. On distingue trois zones industrialo-portuaires visant à tirer profit de la façade maritime et des matières premières importées par bateau: Dunkerque, Le Havre et Fos-sur-Mer. D’autre part, de nouvelles logiques de localisation se sont imposées. Moins dépendants des matières premières et de la masse de main d’œuvre, les acteurs industriels font le choix d’une implantation en fonction de plusieurs paramètres : proximité des axes de communication, des transports et des services, présence d’un tissu économique, coût des terrains, etc… L’industrie française ainsi métropolisée. La qualité d’environnement et des services, les facilités de transport et la main d’œuvre qualifiée offerts par les villes ont ainsi favorisé le développement de zones périurbaines (Bassin Parisien) et de métropoles secondaires comme nouveaux foyers industriels (zones industrielles modernes les villes nouvelles développées dans les années 1980).

 

C) Les dynamiques et la nouvelle géographie de l’espace industriel.Aujourd’hui, les dynamiques de l’espace industriel français jouent à différents échelles. Tandis que la mégalopole rhénane dynamise les espaces frontaliers Nord et Est, les pôles parisiens et lyonnais (centres de décision) ainsi que l’axe Le Havre-Marseille restent dominants et structurants à l’échelle nationale. On observe toutefois une diffusion de l’industrie sur tout le territoire et l’émergence d’autres mégalopoles (document B). La périphérie atlantique est aujourd’hui dotée d’industrie de pointe, porteuses de dynamisme (Nantes, Rennes, Bordeaux, etc…). Enfin, d’anciennes régions industrielles sont en pleine reconversion (réimplantation d’une activité, projets d’habitats, etc…) avec des résultats contrastés, dont quelques réussites comme la métropole lilloise. De plus, les mutations de l’économie française et la tertiarisation de l’industrie ont entrainé l’apparition de technopoles, associant étroitement industries et services (Toulouse, Nancy-Brabois, Sophia Antipolis). La ville de Montpellier s’est engagée dans cette dynamique : elle accueille industries de haute technologie, universités, laboratoires de recherches et infrastructures de transport. C’est aujourd’hui une des technopoles les plus attractives du territoire.

 

Conclusion :Les paysages industriels en France allient héritages et nouveaux espaces. Les nouvelles dynamiques, liées à la mondialisation de l’économie et la métropolisation de l’industrie, ont entraîné une restructuration de l’espace industriel français. Toutefois, malgré des branches performantes à l’échelle mondiale, d’autres secteurs connaissent encore de grandes difficultés et constituent un enjeu de la politique économique de demain.

Presque tout est fort bien résumé à l’exception d’une typologie plus systématique montrant les industries automobiles en cours de délocalisation, les industries lourdes sur les gisements ou plutôt dans les ports, les industries pétrochimiques sur les estuaires, les industries du bois dans les Vosges, industries agroalimentaires plutôt dans l’ouest, industries électromécaniques dans les grandes agglomérations du sud, production de matériaux de construction plutôt dans le bassin parisien, etc.

 voir aussi CARTE 1et CARTE 2

 

Corrigé

Les titres en couleurs servent à guider la lecture et ne doivent en aucun cas figurer sur la copie.

Introduction

Selon les enquêtes d’opinion, les Français, dans leur majorité, n’aiment pas la mondialisation et l’accusent des plus grands maux, sinon de tous. Et pourtant, quelle alternative ?

Avec la mondialisation, les économies, les sociétés sont désormais interdépendantes à l’échelle de la planète. La mondialisation, par ailleurs, fait débat : les conséquences en sont-elles négatives ?

Comment la construit-elle le monde ? Quels en sont donc les , et à quelles échelles agissent-ils ? Enfin, quels sont les liés à la mondialisation ?

I. Les processus de la mondialisation

1. La construction d’un système-monde

  • La mondialisation suppose la . C’est un phénomène déjà ancien, qui remonte aux Grandes Découvertes. À chaque étape,  – a déployé ses réseaux, selon des qui s’étendent, depuis la chute de l’URSS, à l’ensemble de la planète.
  • Dans le système-monde, les pays développés – la (États-Unis, Japon, Union européenne) en particulier – détiennent la plus grande partie de la puissance économique, technologique et financière. Les sont constituées de pays qui fournissent matières premières mais aussi main-d’œuvre bon marché. À l’écart de ces relations centre-périphéries se trouvent des , dont l’intégration est fragmentaire.

2. Le basculement du monde

  • Dans la (DIT) mise en place à partir des années 1980, les pays de la Triade conservaient les activités à plus forte valeur ajoutée et les pays périphériques assemblaient à bas prix.
  • Mais ces trente dernières années ont vu les bousculer l’ordre économique mondial : les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) représentent aujourd’hui 30 % de la production industrielle mondiale. .

3. La diffusion des processus de la mondialisation à l’ensemble de la planète

  • Les activités industrielles sont aujourd’hui largement redistribuées de par le monde. Les économies les plus développées sont à présent concurrencées par les émergents, alors que de (NPED) font jouer l’avantage comparatif de leurs bas salaires.
  • L’Afrique s’insère ainsi progressivement dans la mondialisation. Contrairement à certaines idées reçues, la croissance économique y a été vigoureuse depuis vingt ans, même pendant la crise de 2008-2009.

La mondialisation n’est pas le fait de processus ex nihilo ; ceux-ci font intervenir quantité d’acteurs, de nature et à des échelles variées.

II. Les acteurs de la mondialisation

1. Les firmes transnationales, acteurs clés de la mondialisation

  • Les principaux acteurs de la mondialisation aujourd’hui sont les (FTN). 80 000 d’entre elles créent plus du et réalisent les deux tiers du commerce mondial. À l’échelle de la planète, le stock d’investissements directs étrangers (IDE) est passé de 700 milliards de dollars en 1980 à plus de 20 000 milliards de dollars aujourd’hui.
  • mettent en concurrence les territoires. Les dernières années voient ainsi une forte progression du Sud, preuve .

2. Des acteurs publics à différentes échelles de la mondialisation

  • Les États constituent toujours une échelle majeure d’intervention, car c’est dans le cadre national que se développent les . Les États se livrent donc une concurrence acharnée pour développer leur et leur .
  • Ce sont encore les États qui participent aux régulatrices, comme l’Organisation des Nations unies (ONU) ou l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Et ce sont eux encore qui s’associent au sein de grandes , telles que l’Union européenne (UE) ou l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Ces organisations créent des , dont l’espace Schengen est l’exemple le plus abouti.

3. Une nébuleuse d’autres acteurs

  • À côté des États et des organisations régionales, interviennent des acteurs d’un autre type, qui mettent à profit les mécanismes mondialisés pour faire valoir leurs intérêts ou mener leur combat. Au premier rang de ceux-ci, les (ONG) œuvrent à contrebalancer les problèmes induits ou laissés de côté par la mondialisation : inégalités sociales, pauvreté, disparités géographiques, dégradations environnementales, etc.
  • Agissant quant à elles dans des buts criminels, les intègrent les mêmes logiques mondialisées.

La mondialisation n’est pas, en effet, un processus dépourvu de défauts, d’inégalités, d’effets secondaires, lesquels font débat.

III. Les débats de la mondialisation

1. Une mondialisation génératrice de problèmes

  • Certes, la quasi-totalité des pays ont vu la pauvreté massivement reculer depuis trente ans, et ce d’autant plus qu’ils sont connectés aux processus de mondialisation. Mais la création de richesse s’accompagne  : dans tous les pays les écarts se creusent entre régions, entre villes et campagnes, entre catégories sociales.
  • La mondialisation entraîne également de graves  : fortes pressions sur l’environnement et pollutions ; crises sanitaires liées aux mobilités (épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest) ; domination culturelle et résistances identitaires génératrices de conflits.

2. Altermondialisme, démondialisation, décroissance

  • Certains dénoncent cette mondialisation et défendent un modèle opposé au libéralisme, l’. Rassemblement hétérogène de militants anticapitalistes, de syndicalistes, d’écologistes, ce mouvement tient de grands forums sociaux, tel celui de Tunis en 2015.
  • Au sein de l’altermondialisme, certains vont jusqu’à prôner une , avec la fin du libre-échange. D’autres, particulièrement dans la mouvance écologiste, insistent davantage sur la , considérant que la croissance économique détruit la planète.

3. Quelle gouvernance pour une planète mondialisée ?

  • Dans ce monde aux acteurs multiples et aux intérêts contradictoires, se pose un problème capital : celui de la . Les États peinent ainsi à imposer, entre eux et à l’égard des FTN – organismes privés sans légitimité démocratique – des règles de bonne conduite, comme le montre l’exemple de la finance mondialisée et des paradis fiscaux.
  • La mondialisation est aussi celle de , des savoirs, de l’éducation. À travers le monde, les populations demandent une plus grande aux décisions, autrement dit un renouvellement de la gouvernance.

Conclusion

La nouvelle initiée par les FTN a ainsi provoqué de gigantesques . Si la mondialisation a permis une , c’est au prix de crises et de bouleversements qui posent la question de la gouvernance de ce monde.

, mais ses éléments font . , elle produit de la richesse, malgré les inégalités qui en découlent. , elle consacre la perte d’une position dominante, entraînant notamment la destruction d’emplois pour partie transférés au Sud. , ce développement est fortement consommateur de ressources et porteur de graves dégradations.

Dans les pays développés, par le sentiment du déclassement, la peur de l’avenir et la crainte de la concurrence internationale. Voilà qui explique certainement les réticences d’une majorité de Français.

Info

Les logiques libérales sont les logiques de marché qui favorisent la recherche du profit maximum en jouant des avantages comparatifs de chaque territoire.

Info

Le productivisme vise à l’accroissement systématique de la production.

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